Didier Méreuze, une plume de la critique

Longtemps responsable du théâtre au sein du quotidien « La Croix », écriture très stylée, aigüe et généreuse, il s’est éteint hier, des suites d’une longue maladie.

Fin des années 70, orée des années 80 : cinquante ans durant, Didier Méreuze aura été un observateur passionné de la création théâtrale, en France comme en Europe. Son avis comptait, pour les artistes comme pour ses pairs.

Didier Méreuze écrivait particulièrement bien. Un style, une voix. On l’entendait, avec sa voix ferme, tonique. On l’entendit aussi longtemps dans l’émission d’Arnaud Laporte, « La Dispute ».

Regard ferme derrière ses lunettes, moustache fournie, il était gourmand de littérature et gourmand aussi de la vie.

Critique dramatique, il fut également le très suivi critique gastronomique de « La Croix ». Il aimait les produits, il donnait ses recettes. Il était, comme au théâtre, curieux, toujours avide de découverte. Et tout cela avec une distance amusée.

Il fut le père aimant d’enfants qui l’accompagnaient dans les salles de théâtre, à Paris comme à Avignon. Pauline Méreuze choisit d’ailleurs de devenir comédienne.

On pense à sa famille, à ses proches, on pense à tous les moments partagés avec lui, en des époques très riches en grands artistes, en spectacles inoubliables, des années 70, 80, 90. Il en témoignait aussi par des articles dans l’Encyclopédie universalis, précieux témoignage de ses intérêts larges et profonds.