Malgré le talent indéniable de Magali Montoya, d’après la traduction de Nathalie Azoulai, le roman de Virginia Woolf, son adaptation, son interprétation, demeurent trop difficiles à suivre.
Elle a intitulé ce moment : « Mrs Dalloway, c’est nous ! » et l’on comprend ce qu’elle veut suggérer. Dans l’espace de la salle de l’Echangeur, Magali Montoya présente se version du célèbre texte de Virginia Woolf.
On regrette de devoir l’avouer, mais on demeure à la porte de la représentation. Quelques éléments scénographiques, des vêtements, dont une robe immense, suspendue au-dessus du plateau, et d’autres, sur un portant où l’interprète prend des « costumes »…
Magali Montoya est une personnalité très attachante et active du monde du théâtre. Mais ici, elle échoue, pardon de l’écrire abruptement, à permettre à quelqu’un qui ne connaîtrait pas en amont le texte de Virginia Woolf, de saisir, ici ou là, des éléments compréhensibles.
Dommage. Les flots de conscience de Clarissa Dalloway ont séduit des cinéastes -mais en faisant un travail de recréation déterminant- et ont séduit aussi, parfois, des gens de théâtre. Mais c’est mission impossible.
A lire, à goûter, à admirer, à méditer. Mais à écouter autrement qu’en livre-audio, c’est impossible.
A L’Echangeur de Bagnolet, jusqu’au 3 octobre. A 20h du mercredi au vendredi, à 14h30, en plus, le vendredi. A 18h le samedi. Durée : 1h15.