Une évocation aérienne des liens d’une jeune mère et de son fils, une scénographie tout en légèreté, une présence musicale poétique. Géraldine Martineau, Marie Hervé, Ulysse Chaffin, sous la baguette inspirée de Justine Heynemann.
Un charme, un indéniable charme. Une légèreté, une lumière, une impression de blancheur céleste. Deux personnages en scène. Une toute jeune femme, gracieuse comme une petite fille. C’est Géraldine Martineau, éternelle Alice au pays des merveilles et des angoisses de la vie.
Avec elle, ne quittant pas le plateau de la petite salle de la Colline, un grand garçon, un grand brun séduisant qui joue en direct sa musique. C’est Ulysse Chaffin, que l’on découvre. Une belle présence, une finesse de jeu.
Bel équipage guidé dans les plis et replis d’un texte joli et délicat composé par Géraldine Martineau, Orso et moi. S’ils ne sont que deux sur le plateau, il y a du monde « off » : le papa, l’anesthésiste, l’infirmière, l’interne, le médecin, dans la pièce qu’a composée Géraldine Martineau.
Ils glissent, ils s’allongent, s’envolent. Il y a des phrases écrites sur de grands voiles. Une scénographie magique avec ces « rideaux » qui vont devenir les voiles d’un navire. Un moment merveilleux d’invention et de beauté…
Quel âge a Orso, à la fin ? On ne sait plus son âge dit l’auteure.
Un moment de grâce, un sorbet de poésie et des questions graves qui touchent chacun. Avec le grand talent des deux interprètes, accordés et aériens. A voir pour le plaisir.
Théâtre de la Colline, petite salle, à 19h le mardi, 20h du mercredi au vendredi, 17h30 le samedi. Durée : 1h20. Jusqu »au 17 octobre.
Tél : 01 44 62 52 52.
www.colline.fr